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Implant devant ou sous le muscle : comparer les possibilités

il y a 2 heures
7 min de lecture

Un implant mammaire peut être placé devant le muscle pectoral, en position prépectorale, ou sous ce muscle, en position sous-pectorale. Aucune position n’est la meilleure dans toutes les situations. Le choix dépend notamment de votre peau, du volume recherché, de la radiothérapie et de vos priorités.

Dans cet article

Devant ou sous le muscle : comprendre les mots

Sous la peau se trouvent une couche de graisse, la glande mammaire et le muscle pectoral, devant les côtes. Lors d’une mastectomie, la glande est retirée. Un espace peut alors être préparé pour l’implant.

  • Prépectoral : l’implant se trouve devant le muscle, sous la peau et la graisse restantes. Le muscle garde sa position.

  • Sous-pectoral : le chirurgien soulève une partie du muscle pour créer une loge dessous. Le bas de l’implant peut être couvert par la peau, un filet ou une matrice.

Les étapes d’une reconstruction par implant

Selon la situation, la mastectomie peut conserver une grande partie de la peau. On parle de mastectomie avec conservation de l’étui cutané. Le mamelon et l’aréole peuvent parfois être conservés aussi. Ces possibilités dépendent d’abord de la sécurité du traitement du cancer.

Un implant définitif peut parfois être posé pendant la mastectomie si les tissus le permettent. Une autre possibilité consiste à placer d’abord un expandeur. Celui-ci est rempli progressivement, puis remplacé par l’implant. Ces deux parcours peuvent utiliser une position devant ou sous le muscle.

Devant le muscle : bénéfices possibles

En position prépectorale, le muscle n’est pas soulevé. Cela peut présenter plusieurs avantages :

  • Moins de douleur musculaire au début chez certaines patientes.

  • Le sein n’est pas déformé directement par la contraction du muscle. Ce mouvement est appelé déformation à l’animation.

  • Le sein n’est pas attaché au muscle de la même façon, ce qui peut modifier sa mobilité.

En revanche, les tissus qui couvrent l’implant peuvent être fins :

  • Le bord de l’implant peut se voir ou se sentir, surtout avec peu de graisse sous la peau.

  • Des plis de l’implant peuvent devenir visibles : on parle de vagues, ou rippling.

  • La peau doit être suffisamment résistante et bien alimentée en sang. Une peau fragile augmente le risque de mauvaise cicatrisation.

  • Un filet ou une matrice tissulaire peut être utilisé pour soutenir l’implant.

Des injections de votre propre graisse peuvent parfois atténuer les bords visibles ou les vagues. Cette correction n’est pas toujours suffisante.

Sous le muscle : bénéfices possibles

Le muscle apporte une couche supplémentaire au-dessus d’une partie de l’implant. Cette position a longtemps été la méthode la plus courante.

  • Cette couverture peut rendre les bords et les plis de l’implant moins visibles.

  • Elle peut apporter une protection supplémentaire si la peau cicatrise mal, sans supprimer ce risque.

Cette position a aussi des limites :

  • Lorsque le muscle se contracte, le sein peut se déformer ou remonter. Ce mouvement peut gêner pendant le sport ou au quotidien.

  • Le muscle est étiré. La douleur et la tension peuvent être plus marquées dans les premières semaines.

  • Une enveloppe cicatricielle se forme autour de tout implant. Si elle se durcit, une coque peut apparaître. L’effet exact de la position sur ce risque reste discuté.

À quoi servent les filets et les matrices ?

Une matrice dermique acellulaire, ou ADM, est un tissu humain ou animal préparé pour retirer ses cellules. Un filet est un matériau synthétique fin. Selon le produit, vos tissus s’intègrent progressivement autour ou à travers ce soutien.

Devant le muscle, ce matériau peut entourer l’implant. Sous le muscle, il peut soutenir surtout la partie basse qui n’est pas couverte par le muscle, un peu comme un hamac.

Leur utilisation varie selon les centres. Les études ne donnent pas toutes les mêmes résultats concernant le liquide autour de l’implant ou les infections. Demandez quel matériau serait utilisé et pourquoi.

Que change la radiothérapie ?

La radiothérapie peut rendre la peau plus ferme, plus fine et moins bien vascularisée. Les problèmes de cicatrisation et de coque deviennent plus probables, quelle que soit la position de l’implant.

Le muscle peut apporter une couverture supplémentaire dans certaines situations. Une position prépectorale peut aussi être envisagée si les tissus le permettent. Lorsqu’une radiothérapie est prévue, un expandeur peut parfois préparer une reconstruction ultérieure.

Comment se fait le choix ?

La décision est préparée avec vous. Pendant l’opération, le chirurgien vérifie aussi la qualité et la circulation sanguine de la peau. Plusieurs critères comptent :

  • La peau : son épaisseur et sa circulation sanguine influencent la sécurité de la couverture.

  • Votre corps : avec peu de tissus sous la peau, un implant devant le muscle peut être plus visible.

  • La radiothérapie : un traitement passé ou prévu modifie les risques et le calendrier.

  • Vos activités et vos priorités : vous pouvez notamment discuter des mouvements du sein pendant le sport.

  • L’expérience du centre : demandez quelles méthodes l’équipe réalise habituellement et quelles alternatives elle propose.

Comparer la récupération

L’hospitalisation varie selon les gestes associés. Des drains peuvent rester une à deux semaines. Votre équipe précise les mouvements du bras autorisés et les limites pour porter des charges pendant les premières semaines.

La douleur musculaire peut être moins forte devant le muscle. Sous le muscle, une tension peut persister plusieurs semaines. La reprise du sport et des charges se décide avec l’équipe, souvent autour de six semaines selon la cicatrisation.

Peut-on changer la position d’un implant ?

Si les mouvements du muscle déforment le sein ou si une douleur persiste, un changement de loge peut être discuté. Le muscle est remis contre le thorax et l’implant placé devant. Une matrice ou des injections de graisse peuvent compléter sa couverture.

Ce changement reste une opération avec ses propres risques. Il faut comprendre la cause des symptômes et comparer les solutions. Une correction plus limitée, comme un lipomodelage, peut parfois suffire.

Les possibilités avec vos propres tissus

Un implant n’est pas la seule possibilité. Un lambeau DIEP utilise notamment la peau et la graisse du bas du ventre. Ces tissus peuvent être utiles après radiothérapie. L’opération est toutefois plus longue et la récupération concerne aussi le site de prélèvement.

Vos questions fréquentes

Que signifie reconstruction prépectorale ?

L’implant est placé devant le muscle pectoral, sous la peau et la graisse restantes. Le muscle n’est pas soulevé. Une couverture suffisamment résistante et bien vascularisée est nécessaire.

Que signifie un implant sous le muscle ?

Une partie du muscle couvre l’implant. Cette couche peut mieux masquer certains bords. Le sein peut toutefois bouger ou se déformer lorsque le muscle se contracte.

Quand peut-on placer l’implant devant le muscle ?

Le chirurgien évalue surtout les tissus qui resteront après la mastectomie. Leur épaisseur et leur circulation sanguine comptent. L’évaluation pendant l’opération peut conduire à adapter le plan prévu.

Qu’est-ce qu’une reconstruction par implant ?

Un implant rempli de gel de silicone ou de sérum physiologique recrée un volume de sein. Il se place devant ou sous le muscle. Un prélèvement de tissu ailleurs n’est pas nécessaire pour l’implant seul, mais d’autres gestes peuvent être associés.

Peut-on garder la peau pendant la mastectomie ?

Une mastectomie avec conservation de l’étui cutané retire la glande en gardant autant de peau que possible. Un implant ou un expandeur peut remplir cette enveloppe. La possibilité dépend du traitement du cancer et de l’état des tissus.

Les incisions peuvent-elles être petites ?

Certaines techniques utilisent une incision dans le pli sous le sein ou sur le côté. Sa taille et sa position dépendent notamment de la tumeur, du volume du sein et de la peau ou du mamelon qui peuvent être conservés.

Un implant est-il possible après radiothérapie ?

Il peut être envisagé, mais les risques de cicatrisation et de coque augmentent. Votre équipe compare les positions possibles et une reconstruction avec vos propres tissus.

Peut-on passer d’un implant sous le muscle à un implant devant ?

Cette correction peut être proposée pour des symptômes persistants. Le muscle est remis en place et l’implant déplacé. La peau doit permettre une couverture sûre, parfois renforcée par de la graisse ou une matrice.

Questions à poser à votre chirurgien

  • Quelle position conseillez-vous dans ma situation, et pourquoi ?

  • Comment évaluez-vous la peau qui restera après la mastectomie ?

  • Utiliserez-vous un filet ou une matrice ? Quels bénéfices et risques ?

  • Que changerait une radiothérapie ?

  • Quelles corrections resteraient possibles si la position me gêne ?

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

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