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Lambeau AICAP après tumorectomie : technique, cicatrices et récupération

il y a 2 heures
7 min de lecture

Après une tumorectomie, la zone retirée peut laisser un creux. Un lambeau AICAP utilise de la peau et de la graisse situées juste sous le sein pour remplacer une partie du volume. Les tissus restent reliés à leur petit vaisseau. Cette reconstruction partielle peut être proposée selon la position du défaut, les tissus disponibles et le traitement du cancer.

Vous comparez les possibilités de reconstruction partielle ? Consultez aussi le guide du lambeau LICAP et préparez vos questions pour l’équipe.

Dans cet article

Qu’est-ce qu’un lambeau AICAP ?

AICAP est l’abréviation anglaise d’un petit vaisseau perforant provenant d’une artère entre les côtes, à l’avant du thorax. Un lambeau est un morceau de tissu déplacé en gardant une circulation sanguine. Ici, de la peau et de la graisse sous le pli du sein sont tournées vers la zone à remplir.

C’est une reconstruction partielle : une partie du sein est conservée. Elle peut faire partie d’une chirurgie oncoplastique, qui associe le retrait de la tumeur et le remodelage. Ce lambeau local vient d’une zone voisine. Il ne nécessite habituellement ni prélèvement musculaire ni raccordement de vaisseaux sous microscope.

D’autres lambeaux locaux existent. Le LICAP utilise des tissus sur le côté du thorax. L’AICAP utilise des tissus sous le sein et peut servir notamment aux défauts bas ou internes. La localisation et la taille du prélèvement sont adaptées à l’examen.


Ouvrez l’animation AICAP dans la vidéothèque. Elle montre le principe général ; votre opération peut être différente.


À qui peut-il convenir ?

Cette possibilité peut être discutée lorsque :

  • la tumeur ou le défaut se trouve dans une zone basse ou interne ;

  • une chirurgie qui conserve le sein est possible sur le plan du cancer ;

  • le tissu du sein seul ne suffit pas à combler le volume retiré ;

  • vous souhaitez limiter une réduction de volume ou une opération de l’autre sein ;

  • vous préférez envisager vos propres tissus ;

  • il existe assez de peau et de graisse sous le sein, avec une circulation adaptée.

L’AICAP peut être réalisé lors de la tumorectomie ou, dans certaines situations, pour corriger un creux plus tard. Une radiothérapie antérieure nécessite une évaluation particulière. Le chirurgien examine les tissus et vous explique les alternatives. Aucun critère isolé ne garantit que la technique conviendra.

Les étapes de l’opération

Illustration : la peau et la graisse sous le pli du sein sont déplacées vers un défaut bas ou interne. La cicatrice donneuse se trouve dans le pli ou à proximité.

L’intervention se déroule généralement sous anesthésie générale :

  • Le chirurgien repère les vaisseaux, souvent avec un Doppler, un appareil à ultrasons. Un autre examen peut être utilisé si nécessaire.

  • La tumeur est retirée avec une marge de tissu autour. L’analyse vérifiera ensuite cette marge.

  • Le lambeau de peau et de graisse est libéré en préservant son vaisseau.

  • Il est déplacé dans le défaut. Si la peau n’est pas nécessaire, sa couche superficielle peut être retirée avant de placer le tissu sous la peau du sein.

  • Le sein et la zone donneuse sont refermés. Le chirurgien cherche à obtenir un contour adapté.

Le vaisseau conservé nourrit le tissu déplacé, mais un problème de circulation reste possible. Une partie du lambeau peut durcir ou être perdue. Le résultat et la symétrie ne sont pas garantis.

AICAP et LICAP : quelle différence ?

Les deux utilisent de la peau et de la graisse voisines du sein en gardant leur apport sanguin. Le LICAP vient du côté du thorax et peut corriger des défauts externes. L’AICAP vient de sous le sein et peut corriger des défauts bas ou internes. Les muscles sont habituellement conservés. Consultez aussi le guide du LICAP après tumorectomie.

Les cicatrices

Une cicatrice correspond au retrait de la tumeur. Une autre se trouve dans le pli sous le sein ou juste en dessous. Elles peuvent parfois se rejoindre. Leur longueur et leur visibilité dépendent des gestes réalisés. Demandez un dessin avant l’opération.

Les cicatrices peuvent être rouges et fermes au début, puis s’assouplir sur un à deux ans. Elles restent visibles à des degrés variables. Protégez-les du soleil. Un massage ou du silicone peut parfois être conseillé après cicatrisation. Le gonflement peut modifier temporairement la forme.

La récupération

Voici des repères pour préparer les premières semaines. Le calendrier de votre équipe reste prioritaire.

Les premiers jours

L’original évoque souvent une à deux nuits à l’hôpital ; un retour le jour même peut être possible selon le centre. Un drain peut rester temporairement. Le sein et la zone donneuse peuvent être gonflés, sensibles ou couverts de bleus. L’équipe donne des médicaments contre la douleur et surveille la circulation.

Semaines 1 et 2

Reprenez doucement les activités autorisées. Les mouvements du bras, les charges et le soutien-gorge suivent les consignes. Appelez rapidement en cas de rougeur qui s’étend, de fièvre, de plaie ouverte ou de zone sombre ou froide. Un changement soudain doit être évalué.

Semaines 2 à 6

Le gonflement diminue progressivement. L’original situe parfois le retour au travail entre deux et quatre semaines, mais un travail physique ou une récupération difficile peut demander davantage de temps. Le calendrier de radiothérapie est décidé par l’équipe du cancer, selon la cicatrisation et les autres traitements.

Après six semaines

Le sport et les charges importantes peuvent souvent reprendre progressivement vers six à huit semaines, après accord. La forme évolue sur plusieurs mois, notamment avec la radiothérapie. Un petit creux résiduel peut parfois être corrigé plus tard par lipomodelage.

Le calendrier avec la radiothérapie

Une radiothérapie est souvent prévue après une tumorectomie. Le lambeau peut être réalisé avant, pendant l’opération du sein. Les chirurgiens et le radiothérapeute organisent les étapes. Les quatre à six semaines citées dans l’original sont un repère, pas un délai garanti. Une complication peut modifier le calendrier. La radiothérapie peut encore changer le volume ou la souplesse du sein.

Un AICAP peut parfois être discuté après une ancienne radiothérapie pour un défaut persistant. La qualité et la circulation de la peau doivent être examinées, car la cicatrisation peut être plus difficile.

Les autres possibilités

D’autres méthodes peuvent être discutées après une tumorectomie :

  • Remodeler le tissu du sein : déplacer les tissus voisins peut combler un petit défaut, si le sein contient assez de volume.

  • Réduction oncoplastique : dans certains seins volumineux, le retrait de la tumeur est associé à une réduction. Une opération de l’autre sein peut être discutée. Consultez les techniques de remodelage et de chirurgie oncoplastique.

  • Lipomodelage : des injections de votre graisse peuvent corriger un creux, souvent après les traitements. Plusieurs séances peuvent être nécessaires. Consultez le guide du lipomodelage pour les petits défauts.

  • Lambeau LICAP : une possibilité pour certains défauts externes.

  • Mastectomie avec ou sans reconstruction : elle peut être nécessaire si conserver le sein n’est pas adapté au traitement du cancer.

La position de la tumeur, les marges, le volume du sein, la peau, les traitements et vos souhaits orientent la décision. Il n’existe pas une méthode meilleure pour toutes les personnes.

Questions fréquentes

Que signifie AICAP ?

C’est l’abréviation anglaise du vaisseau qui nourrit le lambeau : un petit vaisseau perforant d’une artère entre les côtes, à l’avant du thorax. Le même nom est utilisé pour le tissu déplacé et l’opération.

À quoi sert ce lambeau ?

Il remplace une partie du volume retiré après tumorectomie, notamment dans une zone basse ou interne. Il peut être réalisé immédiatement ou être discuté pour une correction différée.

Combien de temps faut-il pour récupérer ?

La récupération prend plusieurs semaines. Les activités légères reprennent progressivement. Le travail dépend de votre métier ; les efforts importants attendent souvent six à huit semaines. Demandez des consignes personnalisées.

Quelle différence avec un LICAP ?

L’AICAP utilise les tissus sous le sein ; le LICAP utilise ceux du côté du thorax. Ils peuvent corriger des zones différentes. Tous deux préservent habituellement les muscles et restent attachés à leur circulation.

Où se trouve la cicatrice ?

La cicatrice donneuse se situe dans le pli sous le sein ou près de ce pli. Une cicatrice de tumorectomie peut s’ajouter. Leur aspect évolue sur plusieurs mois, sans disparition garantie.

Est-ce possible si une radiothérapie est prévue ?

Cela peut être possible. L’équipe planifie l’opération et la radiothérapie en fonction du cancer et de la cicatrisation. La radiothérapie peut modifier le sein reconstruit. Demandez comment ce risque est pris en compte.

Est-ce une reconstruction mammaire ?

Oui, une reconstruction partielle. Une partie du sein reste en place et le lambeau remplace une partie du volume retiré. Elle diffère d’une reconstruction complète après mastectomie.

Questions à poser à votre chirurgien

  • Pourquoi un AICAP serait-il adapté à ma situation ?

  • Quelles alternatives puis-je envisager, avec quels avantages et limites ?

  • Où seront les cicatrices et quelle longueur peuvent-elles avoir ?

  • Comment cette opération s’intègre-t-elle à ma radiothérapie ?

  • Que se passe-t-il si le lambeau cicatrise mal ou si les marges demandent une nouvelle opération ?

Livre et informations complémentaires

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

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