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Lambeaux SGAP et IGAP : reconstruire le sein avec les tissus de la fesse

il y a 3 heures
5 min de lecture
Lambeaux SGAP et IGAP : reconstruire le sein avec les tissus de la fesse

Un lambeau glutéal utilise la peau et la graisse de la fesse pour reconstruire le sein après mastectomie. Le SGAP prélève plutôt le haut de la fesse ; l’IGAP utilise la zone basse, près du pli. Le muscle est conservé et les vaisseaux sont reconnectés par microchirurgie. Cette possibilité peut être discutée lorsque les tissus du ventre ne conviennent pas à un DIEP, sous réserve d’une évaluation spécialisée.

Voir le transfert des tissus de la fesse en 3D

L’animation montre le prélèvement avec les vaisseaux, le transfert au thorax et leur connexion sous microscope. Elle simplifie les gestes et ne montre pas les complications ni votre résultat individuel.

Comment se déroule l’opération ?

Le contenu original décrit une opération d’environ cinq à huit heures par sein. La durée varie selon les gestes et le centre. Un changement de position pendant l’opération peut être nécessaire.

  1. Préparer les vaisseaux : un examen, souvent un scanner, repère leur trajet dans la fesse.

  2. Installer la personne : la position permet au chirurgien d’accéder au prélèvement.

  3. Prélever le lambeau : la peau et la graisse sont séparées avec leurs vaisseaux, en conservant le muscle.

  4. Reconnecter les vaisseaux : les tissus sont amenés au thorax et reliés à sa circulation sous microscope. Des vaisseaux près du sternum ou de l’aisselle peuvent être utilisés.

  5. Former le sein et fermer la fesse : le chirurgien remodèle les tissus. Le prélèvement laisse une cicatrice et peut modifier le contour de la fesse.

Comparer les lambeaux SGAP et IGAP

Le lieu du prélèvement et la cicatrice diffèrent. L’anatomie, le volume disponible et la récupération influencent le choix. Les deux méthodes demandent une équipe de microchirurgie spécialisée.

Le SGAP : les tissus du haut de la fesse

Il prélève la peau et la graisse dans la partie haute en conservant le muscle. Les vaisseaux sont reconnectés au thorax. La cicatrice se trouve sur le haut de la fesse. L’équipe vérifie si cette zone peut fournir le volume souhaité.

L’IGAP : les tissus près du pli inférieur

La cicatrice se place près du pli sous la fesse et peut être moins visible. La position assise peut être gênante au début. Le nerf sciatique est proche de la zone : une irritation est un risque à discuter. Cette option dépend du volume disponible et de votre anatomie.

Les bénéfices possibles

  • Un autre site de prélèvement lorsque le ventre ne permet pas un DIEP.

  • Un volume formé avec vos propres tissus, qui peut être modelé pour le sein.

  • La conservation du muscle de la fesse, sans supprimer toute gêne possible liée au prélèvement.

  • L’absence d’implant à remplacer si la reconstruction est réalisée sans implant. Des corrections ultérieures restent possibles.

  • Un changement du contour de la fesse. Certaines personnes l’apprécient, mais une irrégularité ou une asymétrie reste possible.

Les limites à connaître

Le prélèvement et les connexions vasculaires sont complexes. Cette méthode est réalisée dans des centres spécialisés. La récupération concerne aussi la fesse, avec une gêne possible pour s’asseoir. Elle peut s’améliorer sur plusieurs semaines ou mois.

Une cicatrice reste sur la fesse. Le prélèvement IGAP peut être plus discret mais présente des précautions liées à la position assise et au nerf sciatique. Le volume de tissus peut être insuffisant pour un sein plus important.

Quand peut-on envisager cette option ?

L’équipe peut la discuter si le ventre ne fournit pas assez de tissus ou après certaines opérations abdominales. Ces antécédents ne permettent pas, seuls, de décider qu’un DIEP est impossible. Il faut évaluer les tissus de la fesse, les vaisseaux, votre santé et les risques, dont ceux liés au tabac.

Comment se passe la récupération ?

L’hospitalisation dure souvent plusieurs jours, environ cinq à sept dans le contenu original. Des drains peuvent rester une à deux semaines. La position assise et les mouvements demandent des adaptations au début. Un travail léger peut parfois reprendre vers six à huit semaines ; les efforts importants vers douze à seize semaines. Les consignes du centre priment. La forme continue à évoluer pendant plusieurs mois.

Un récit de patiente présenté sur le site

Dans le récit original, Emma explique avoir choisi un SGAP après des opérations du ventre. Elle décrit une intervention d’environ six heures et une récupération exigeante. La position assise la gênait au début, puis s’est améliorée durant les mois suivants. Quinze mois plus tard, elle se disait satisfaite du ressenti du sein, avec une cicatrice encore présente. Il s’agit d’un vécu individuel, qui ne prédit pas votre résultat.

Vos questions sur les lambeaux glutéaux

Où trouver des vidéos sur cette technique ?

La bibliothèque gratuite du site montre le prélèvement, la connexion des vaisseaux et la forme du sein. Le site mentionne aussi YouTube @Breastreconstruction. Les textes de la page française sont adaptés, mais le son et les mots intégrés aux images gardent leur langue d’origine.

Combien de temps dure l’opération ?

Le contenu original évoque cinq à huit heures par sein. Pour les deux seins, plusieurs étapes peuvent être nécessaires. Demandez le plan et la durée estimée dans votre centre.

Quelle différence entre SGAP et IGAP ?

Le SGAP utilise le haut de la fesse. L’IGAP utilise la zone près du pli inférieur. La cicatrice et la gêne en position assise diffèrent. Le choix dépend notamment des vaisseaux et du volume disponible.

La position assise sera-t-elle douloureuse ?

Elle peut être gênante durant les premières semaines. L’équipe vous conseille les positions et les éventuels coussins. Une amélioration sur deux à trois mois est possible, mais une gêne durable peut nécessiter une évaluation.

La marche et le sport peuvent-ils être affectés ?

Le muscle est conservé, ce qui protège sa fonction. Le prélèvement, la douleur ou une irritation nerveuse peuvent toutefois limiter temporairement ou parfois durablement certaines activités. Demandez la reprise adaptée à votre opération.

Cette reconstruction reste-t-elle à long terme ?

Les tissus deviennent une partie du sein reconstruit et peuvent évoluer avec le poids et l’âge. Sans implant associé, aucun implant n’est à remplacer. Cela ne supprime pas les risques ni la possibilité de corrections futures.

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

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Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

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