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Reconstruire un sein entier par injections de graisse

il y a 2 heures
5 min de lecture

Dans certaines situations, le sein peut être reconstruit après une mastectomie avec des injections successives de votre propre graisse. Cette technique s’appelle le lipomodelage, ou lipofilling. Elle évite un implant définitif et le prélèvement d’un grand lambeau. Elle demande toutefois plusieurs opérations et ne convient pas à tout le monde. Le volume final reste difficile à prévoir.

Qu’est-ce qu’une reconstruction complète par lipomodelage ?

Le chirurgien prélève de la graisse par liposuccion, par exemple au ventre, aux cuisses ou aux flancs. Il la prépare puis l’injecte dans la zone du sein. Le lipomodelage peut compléter un implant ou un lambeau. Il peut aussi servir seul à reconstruire un volume, chez des personnes sélectionnées. Les séances espacées permettent d’ajouter du volume progressivement.

Comment se déroule une séance ?

Chaque séance comprend trois étapes :

Prélever : de petites canules, des tubes fins, permettent d’aspirer la graisse dans une zone donneuse. Le chirurgien adapte l’aspiration et le matériel pour limiter les dommages aux cellules. Les zones possibles dépendent de vos réserves et des prélèvements déjà réalisés.

Préparer : la graisse est lavée, filtrée ou centrifugée selon la méthode utilisée. Cette préparation retire notamment une partie des liquides et des débris. Elle ne garantit pas que toute la graisse prendra.

Injecter : la graisse est répartie en petites quantités dans plusieurs plans. Elle doit recevoir suffisamment de sang des tissus qui l’entourent. Une partie sera conservée ; une autre sera absorbée par le corps. Injecter davantage en une fois ne garantit pas davantage de volume durable.

L’original donne comme repères environ une heure par sein et trois à cinq séances sur un à deux ans. La durée dépend des prélèvements, de la peau, du volume souhaité et de la prise de graisse. Un retour à domicile le jour même est souvent possible, selon l’intervention et votre santé.

L’expansion externe : une préparation parfois proposée

Certains protocoles utilisent une coque externe qui exerce une aspiration contrôlée sur la zone du sein. BRAVA et EVE sont des noms de dispositifs décrits dans le contenu original. Cette préparation cherche à créer de la place et à préparer les tissus. Elle peut demander plusieurs heures de port par jour, pendant plusieurs semaines. Les études et les protocoles varient. La disponibilité, l’utilité et les consignes doivent être vérifiées auprès du centre ; ne commencez pas seule un dispositif.

Une autre approche associe un expandeur placé sous la peau et des injections de graisse. Son volume peut être diminué au fil des séances, puis l’expandeur retiré si suffisamment de tissu a été obtenu. Cela nécessite une planification et plusieurs interventions.

Les avantages possibles

La reconstruction utilise vos propres tissus, sans implant définitif si le traitement peut être mené à son terme. Elle ne prélève pas de muscle et les incisions de liposuccion sont petites. Le volume peut être ajusté progressivement. Le prélèvement change aussi le contour des zones donneuses, avec parfois des irrégularités. L’aspect, la souplesse et le volume ne sont pas garantis. Ne pas pouvoir avoir un lambeau ne signifie pas automatiquement pouvoir bénéficier d’un lipomodelage complet.

Les limites et les risques

La quantité de graisse conservée varie. L’original évoque 40 à 70 %, mais ce repère dépend des techniques et des tissus. Plusieurs séances restent souvent nécessaires. Une expansion externe peut être contraignante et irriter la peau. Une liposuccion peut créer des creux ou une asymétrie. Des zones de graisse détruite, des kystes huileux ou des calcifications peuvent apparaître. Ils peuvent nécessiter des examens. Des réserves de graisse suffisantes sont nécessaires.

La récupération après chaque séance

Un retour le jour même est fréquent. Les zones prélevées peuvent être douloureuses, gonflées et couvertes de bleus pendant une à trois semaines ou davantage. Le gonflement du sein peut évoluer sur plusieurs semaines. Un vêtement de compression peut être prescrit pour les zones donneuses ; suivez les consignes concernant le sein. Certaines activités légères reprennent en quelques jours. Le travail, le sport et les charges dépendent de l’intervention et de votre récupération.

À qui cette technique peut-elle convenir ?

Une peau conservée lors de la mastectomie et des réserves de graisse peuvent faciliter cette approche. Le chirurgien doit aussi examiner la souplesse des tissus, les cicatrices, une éventuelle radiothérapie et votre santé. Vous devez pouvoir envisager plusieurs opérations et leurs récupérations. Demandez si le volume recherché paraît réaliste et quelles alternatives seraient possibles si la prise de graisse est insuffisante.

Vos questions fréquentes

Combien de séances faut-il pour reconstruire tout le sein ?

Le contenu original évoque souvent trois à cinq séances, espacées de plusieurs mois, sur un à deux ans. Ce n’est pas un engagement de résultat. Le nombre et l’intervalle sont adaptés à la prise de graisse, à la peau et au programme de soins.

Toute la graisse injectée reste-t-elle en place ?

Non. Une partie est absorbée par le corps. Les 40 à 70 % cités dans l’original sont un ordre de grandeur variable, pas votre résultat prévisible. Une préparation des tissus peut parfois être proposée, mais elle ne garantit pas la prise.

Peut-on faire un lipomodelage après un cancer du sein ?

Il peut être proposé dans certaines reconstructions après cancer. Les études disponibles sont rassurantes dans des situations sélectionnées, sans permettre une garantie de risque nul pour chaque personne. L’indication et le calendrier se discutent avec l’équipe du cancer et le chirurgien. Un effet parfois observé sur la souplesse des tissus irradiés ne constitue pas une promesse de réparation par des cellules souches.

Un dispositif comme BRAVA est-il indispensable ?

Non, une expansion externe n’est pas utilisée dans tous les protocoles. Elle demande des consignes précises et du temps de port. Demandez si elle est indiquée, disponible et adaptée à votre peau, ainsi que les risques d’irritation et les contraintes.

Peut-on associer le lipomodelage à une autre méthode ?

Oui. Il peut compléter un implant ou un lambeau pour corriger un contour. Dans certaines reconstructions, il est associé à un expandeur, avec un retrait prévu si le volume obtenu le permet. Chaque combinaison a son calendrier et ses limites.

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

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Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

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