top of page
  • Youtube
  • Facebook

Remplacer l’expandeur par un implant : opération et récupération

il y a 2 heures
6 min de lecture
Illustration du retrait de l’expandeur par la cicatrice existante et de son remplacement par un implant mammaire

L’opération de remplacement retire l’expandeur temporaire et place l’implant mammaire. Elle se fait souvent sous anesthésie générale et prend environ une à deux heures. Le retour à domicile peut être le jour même. La récupération est souvent plus légère que lors de la première étape, mais les gestes associés et votre cicatrisation modifient le calendrier.

Pour préparer cette étape, découvrez les cours gratuits et leurs langues disponibles puis demandez les consignes adaptées à votre opération.

Les trois étapes du parcours

1. L’expandeur. Après la mastectomie, une poche temporaire se place devant ou sous le muscle pectoral. Elle est remplie progressivement de sérum physiologique pour préparer les tissus.

2. Le remplacement. Lorsque les tissus et le traitement le permettent, le chirurgien retire l’expandeur, généralement par la cicatrice existante. Il ajuste la loge et pose l’implant.

3. L’implant. Le volume et la forme évoluent encore avec la diminution du gonflement, souvent pendant deux à trois mois ou davantage. L’implant nécessite ensuite son propre suivi.

Voir les étapes en animation

Cette animation présente le passage de l’expandeur à l’implant. Votre opération et vos consignes peuvent être différentes. Le son et les mots intégrés aux images gardent leur langue d’origine.

Dans cet article

Pourquoi remplacer l’expandeur ?

Dans une reconstruction en deux étapes, l’expandeur est temporaire. Il crée de l’espace et étire progressivement la peau et, selon la technique, le muscle.

Il est souvent ferme et tendu. Le remplacement permet de placer l’implant choisi pour la reconstruction et de retravailler la forme.

Pour comprendre les remplissages et les difficultés possibles, lisez Expandeur mammaire : douleur, remplissage et durée.

Quand prévoir l’opération ?

Le remplacement est souvent envisagé un à trois mois après le dernier remplissage. Ce n’est pas une règle universelle. L’équipe tient compte de plusieurs points :

  • L’expansion. Le volume prévu et la détente des tissus doivent être suffisants.

  • La cicatrisation. Les plaies doivent être fermées et les tissus suffisamment stabilisés.

  • Le traitement du cancer. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent modifier le calendrier. Après les rayons, plusieurs mois d’attente peuvent être nécessaires.

La fin des remplissages ne suffit donc pas à fixer une date. Demandez comment cette étape s’intègre dans votre traitement et le suivi du dispositif.

Quels ajustements peuvent être associés ?

Le chirurgien peut profiter du remplacement pour travailler la forme. Selon vos besoins, le plan peut comprendre :

  • Assouplir l’enveloppe cicatricielle. Une capsulotomie ouvre ou relâche certaines zones de la capsule pour adapter la position de l’implant.

  • Modifier la loge. Elle peut être élargie, resserrée ou déplacée pour améliorer le contour.

  • Ajouter de la graisse. Le lipomodelage peut épaissir la couverture et atténuer un bord visible.

  • Adapter l’autre sein. Un lifting, une réduction ou une augmentation peut améliorer la symétrie.

  • Reprendre une cicatrice. Une zone gênante peut être corrigée pendant l’opération.

Tous ces gestes ne sont pas nécessaires. Demandez lesquels sont prévus et ce qu’ils changent pour votre récupération.

Choisir l’implant et comprendre le Becker

Le choix dépend des dimensions du thorax, des tissus, du volume de l’expandeur et de vos souhaits. Les implants diffèrent par leur volume, leur forme et leur surface. Le chirurgien doit expliquer le dispositif proposé, ses risques et son suivi.

Un implant-expandeur Becker associe expansion et implant. Une partie contient du gel, l’autre se remplit de sérum physiologique. Après les remplissages, la valve est retirée et le dispositif peut rester. Le remplacement classique n’est pas prévu systématiquement, mais d’autres opérations restent possibles. Cette option présente des limites de forme et des risques à comparer.

Le déroulement de l’opération

Sous anesthésie générale, le remplacement prend souvent une à deux heures, hors autres gestes. Le chirurgien peut :

  • retirer l’expandeur par la cicatrice existante ; d’autres gestes peuvent toutefois ajouter des cicatrices ;

  • adapter la capsule et la loge à la position recherchée ;

  • placer l’implant et vérifier son contour ;

  • associer une injection de graisse ou une symétrisation si cela fait partie du plan ;

  • refermer l’incision en tenant compte de la qualité des tissus.

Le retour peut être le jour même ou après une nuit. Les gestes associés et le centre déterminent la durée.

La récupération au fil des semaines

La tension peut être moins forte qu’après la première étape. La position de l’implant, la loge et les gestes associés influencent toutefois la douleur et la récupération.

Première semaine : repos et soins

Une sensibilité, une tension et un gonflement sont possibles. Suivez les consignes de sommeil, de soutien-gorge, de mouvements et de charges. Certaines équipes limitent les charges à environ deux kilos au début. Prenez les médicaments prescrits. Des drains peuvent être présents. Si de la graisse a été prélevée, ces zones peuvent aussi être douloureuses ou couvertes de bleus.

Deux à trois semaines : reprendre les tâches légères

La gêne diminue souvent. Le bureau et de petites tâches peuvent reprendre progressivement. La conduite nécessite une mobilité suffisante, des médicaments compatibles et l’accord de l’équipe.

Quatre à six semaines : élargir les activités

Les activités plus soutenues reprennent par étapes selon vos consignes. Les charges lourdes et les exercices du thorax peuvent rester limités pendant quatre à six semaines ou davantage.

Deux à trois mois : une forme plus stable

Le gonflement diminue et le sein se stabilise progressivement. L’aspect et le ressenti peuvent encore évoluer. Chaque personne vit cette étape différemment.

Les risques possibles

Saignement, infection, sérome, mauvaise cicatrisation ou déplacement de l’implant sont possibles. Plus tard, une coque peut se former. La radiothérapie augmente certains risques ; une reconstruction avec vos propres tissus peut aussi être discutée. Contactez l’équipe devant de la fièvre, une rougeur ou un gonflement qui augmente, ou une douleur qui s’aggrave.

Vos questions fréquentes

Combien de temps peut-on garder l’expandeur ?

La durée dépend du modèle, de sa notice et de votre traitement. Il reste souvent quelques mois. Une chimiothérapie ou une radiothérapie peut modifier le plan, mais tous les expandeurs ne peuvent pas rester sans limite. Demandez la durée prévue et les contrôles nécessaires pour votre dispositif.

Combien de temps dure la récupération après remplacement ?

Les premiers jours peuvent demander des médicaments contre la douleur. Un travail de bureau peut parfois reprendre en deux à trois semaines. Les efforts se reprennent souvent vers quatre à six semaines, avec l’accord de l’équipe. La forme continue à évoluer pendant plusieurs mois.

Aurai-je des drains ?

Pas toujours. Ils peuvent être utilisés lorsque la loge est retravaillée ou selon les habitudes du centre. Leur retrait dépend notamment de la quantité de liquide.

Peut-on ajouter de la graisse au même moment ?

Oui, si les tissus et le plan le permettent. Le lipomodelage peut améliorer la couverture de l’implant. Les zones de prélèvement ont alors leurs propres soins et leur récupération.

Qu’est-ce qu’un Becker ?

C’est un implant-expandeur qui peut rester après les remplissages et le retrait de sa valve. Un remplacement classique n’est pas prévu systématiquement. Ses limites et les éventuelles opérations futures doivent être discutées.

Le remplacement est-il douloureux ?

Il peut être mieux toléré que la première opération. Une sensibilité ou une tension reste possible. Le traitement de la douleur dépend des gestes et de vos symptômes.

Quand se fait-il après le dernier remplissage ?

Souvent un à trois mois plus tard, mais le calendrier dépend de la cicatrisation et du traitement du cancer. Après radiothérapie, l’équipe peut attendre davantage.

Combien de temps dure l’opération ?

Souvent une à deux heures pour le remplacement. Des gestes associés peuvent l’allonger. Le retour peut être le jour même ou après une nuit.

Questions à poser à votre chirurgien

  • Quel calendrier prévoyez-vous et de quoi dépend-il ?

  • Aurai-je des drains et qui les retirera ?

  • Un lipomodelage sera-t-il associé ?

  • La capsule, la loge ou l’autre sein seront-ils aussi opérés ?

  • Quelles consignes pour la récupération et mon travail ?

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

Pour consulter les informations citées

Continuer à lire

Commentaires


bottom of page