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Symétriser les seins après un traitement du cancer

Writer: Dr. Mahyar Foumani
Dr. Mahyar Foumani
1 hour ago
7 min read

Après une tumorectomie, une mastectomie ou une reconstruction, les seins peuvent avoir des volumes ou des hauteurs différents. Une symétrisation adapte l’autre sein pour réduire cet écart. Elle peut le réduire, le remonter, l’augmenter ou ajouter de la graisse. Elle peut faire partie de votre parcours après le cancer, mais reste un choix à discuter.

Illustration d’une adaptation du sein opposé pour améliorer la symétrie après reconstruction

Adapter l’autre sein peut améliorer l’équilibre après les traitements. Une symétrie parfaite n’est pas garantie.

Dans cet article

Comprendre la symétrisation

Le sein non traité peut être plus grand, plus petit, plus haut ou plus bas que l’autre. Une opération peut réduire la différence. Le terme symétrisation controlatérale signifie simplement ajuster le sein de l’autre côté. Ce geste est souvent réalisé dans un second temps.

Les principales possibilités sont la réduction du volume, le lifting pour remonter le sein, l’ajout d’un implant et les injections de graisse, ou lipomodelage. Plusieurs gestes peuvent être associés selon l’écart et vos souhaits.

Animation d’une réduction de l’autre sein pour améliorer la symétrie. Elle présente les gestes généraux, sans prédire votre résultat. Le son et les mots intégrés aux images gardent leur langue d’origine.

Après une tumorectomie

Après le retrait d’une tumeur et une radiothérapie, le sein traité peut devenir plus petit, plus ferme ou plus haut. L’autre sein continue à évoluer avec le temps. La différence peut donc augmenter progressivement.

Une réduction ou un lifting de l’autre sein peut aider. Un creux du côté traité peut parfois être corrigé par graisse. Avec une technique oncoplastique, la symétrisation peut déjà être prévue dans le parcours.

Les tissus irradiés continuent à changer pendant plusieurs mois, parfois un à deux ans. L’équipe conseille souvent d’attendre au moins six mois après les rayons, mais le délai doit être adapté. Une correction trop précoce peut perdre son équilibre avec l’évolution du sein.

Après une mastectomie et une reconstruction

Le sein reconstruit possède sa propre forme et sa propre hauteur. Un implant et un lambeau n’évoluent pas de la même façon. Ils peuvent aussi différer d’un sein naturel.

La symétrisation peut parfois se faire pendant la première opération. Elle attend souvent que la reconstruction se stabilise. Elle peut être associée à un mamelon ou à un lipomodelage, selon les besoins.

Sans reconstruction, une réduction du sein restant peut aussi être discutée. Elle peut faciliter le choix d’une prothèse externe ou réduire la gêne liée à un volume important. Elle n’est pas obligatoire.

Après une reconstruction par implant

Le sein avec implant peut être plus rond, plus ferme ou plus haut. Si l’autre sein est plus grand ou plus bas, une réduction avec lifting peut être envisagée. L’animation présente cette situation générale.

Si l’autre sein est plus petit, un implant peut parfois y ajouter du volume. Les deux côtés continuent toutefois à évoluer différemment avec le temps. Une correction ultérieure reste possible.

Après un DIEP

Le DIEP utilise la peau et la graisse du ventre. Ces tissus peuvent changer avec le poids et le vieillissement. Cela peut faciliter certains ajustements, sans garantir une symétrie durable.

Une différence de volume ou de hauteur peut persister. L’autre sein peut être réduit ou remonté. Des injections de graisse peuvent aussi ajuster le DIEP. L’équipe attend la stabilisation des tissus, souvent plusieurs mois.

Réduction, lifting, implant ou graisse

Réduire le volume de l’autre sein

Le chirurgien retire une partie de la glande, de la graisse et de la peau, puis reforme le sein et remonte le mamelon. Les incisions peuvent suivre un dessin en ancre, aussi appelé dessin de Wise. Il permet de travailler le volume et la forme.

L’objectif est un meilleur équilibre, pas une différence de bonnet garantie. Une réduction peut aussi soulager certaines gênes liées à un sein volumineux ou faciliter l’habillement. Les bénéfices varient selon les personnes.

Remonter l’autre sein : le lifting

Si le volume est proche mais que le sein est plus bas, un lifting, ou mastopexie, peut être proposé. Le chirurgien retire de la peau, remodèle les tissus et remonte le mamelon. La cicatrice peut être autour de l’aréole ou plus étendue, selon la correction.

Ajouter du volume avec un implant

Un implant peut agrandir le sein opposé lorsque cela correspond à vos priorités. Le chirurgien compare sa forme et son volume avec la reconstruction. Un lifting peut être associé. Ajouter un implant implique aussi ses risques et son suivi à long terme.

Affiner la forme avec votre graisse

Le lipomodelage prélève votre graisse au ventre ou aux cuisses puis l’injecte dans une zone qui manque de volume. Il peut corriger un creux, un bord d’implant ou une différence après DIEP. Une partie de la graisse est absorbée ; plusieurs séances peuvent être nécessaires.

Quand envisager l’opération ?

Une symétrisation peut être associée à la reconstruction initiale. Elle est souvent discutée plus tard, lorsque le sein traité a une forme plus stable.

Le contenu original évoque fréquemment trois à six mois après une étape de reconstruction, et au moins six mois après radiothérapie. Ces délais restent individuels. Vous pouvez aussi attendre davantage pour préciser ce que vous souhaitez changer.

Vérifier la prise en charge

Une symétrisation peut faire partie du parcours après un cancer. Cela ne suffit pas à connaître son remboursement dans votre situation. Les conditions dépendent du pays, du système de soins et de votre couverture.

Avant de fixer l’opération, demandez au centre et à votre organisme de couverture les conditions, les démarches préalables et les éventuels frais à votre charge.

La récupération

L’intervention se fait souvent sous anesthésie générale et peut prendre une à deux heures, hors autres gestes associés. Le retour à domicile peut être le jour même ou le lendemain. La douleur doit être traitée selon votre ordonnance. Le bureau peut parfois reprendre en deux à trois semaines ; les charges et les efforts attendent souvent environ six semaines, selon vos consignes.

Le gonflement et la forme évoluent pendant plusieurs mois. Les cicatrices peuvent s’atténuer pendant un an ou davantage. Elles restent présentes et leur aspect varie.

Les points à peser et les risques

Modifier un sein non traité mérite une réflexion. Discutez notamment de ces points :

  • Le changement de forme et les nouvelles cicatrices sont durables.

  • La sensibilité du sein et du mamelon peut changer, temporairement ou durablement.

  • Une réduction ou un lifting important peut gêner un allaitement futur.

  • Une partie du mamelon peut souffrir d’un manque de circulation. Le contenu original évoque environ 3 à 5 % dans certaines réductions importantes ; demandez le risque adapté au geste proposé.

  • Les deux seins peuvent vieillir ou changer différemment, notamment après radiothérapie ou avec un implant.

  • Saignement, infection et mauvaise cicatrisation sont possibles.

Vous pouvez hésiter à opérer l’autre sein après les traitements. Prenez le temps d’en parler avec vos proches et votre équipe. Une association reconnue peut aider à rencontrer des personnes ayant un parcours comparable.

Vos questions sur la symétrisation

Que signifie symétriser les seins ?

Il s’agit de réduire la différence de volume ou de hauteur entre les côtés. L’autre sein peut être réduit, remonté, augmenté ou recevoir de la graisse. Une symétrie parfaite n’est pas garantie.

L’intervention est-elle remboursée ?

Demandez une confirmation pour votre pays, votre centre et votre couverture. Une prise en charge après cancer peut être possible, mais les conditions et les démarches varient.

Combien de temps dois-je attendre ?

L’équipe cherche un moment où les tissus sont suffisamment stabilisés. Les repères souvent cités sont plusieurs mois après la reconstruction, et davantage après radiothérapie. Votre traitement et vos souhaits déterminent le calendrier.

La récupération est-elle douloureuse ?

Une douleur ou une tension sont possibles dans les premiers jours. Les médicaments sont adaptés au geste et à vos symptômes. Le retour au travail dépend de vos tâches et de la cicatrisation.

La sensibilité du mamelon peut-elle changer ?

Oui. Une partie peut revenir sur plusieurs mois, parfois six à douze mois ou davantage. Une diminution durable ou une perte de sensibilité reste possible. Demandez les risques du geste proposé.

Où seront les cicatrices ?

Selon la méthode, elles entourent l’aréole, descendent vers le pli du sein et peuvent suivre ce pli en forme d’ancre. Elles évoluent mais ne disparaissent pas complètement.

Puis-je décider plusieurs années plus tard ?

Une symétrisation peut être discutée longtemps après le traitement. Attendre peut vous aider à définir vos priorités. L’équipe réévalue alors votre santé et les possibilités.

Questions à poser à votre chirurgien

  • Quels gestes comparer pour mon autre sein ?

  • Quel moment choisir avec ma radiothérapie et ma reconstruction ?

  • Où seront les cicatrices et comment peuvent-elles évoluer ?

  • Peut-on associer ce geste à un mamelon ou à un lipomodelage ?

  • Quelles conditions de prise en charge dois-je vérifier ?

Contenu de Dr Mahyar Foumani, chirurgien plasticien spécialisé en reconstruction mammaire. Cet article s’appuie sur son livre Breast Reconstruction Explained et sur le contenu original du site.

Un article pour comprendre et préparer votre consultation

Cet article explique la reconstruction mammaire avec des mots simples. Il vous aide à comprendre les possibilités et à préparer une décision avec votre médecin. Il ne remplace pas un avis adapté à votre situation.

Votre corps, votre maladie, vos traitements et vos souhaits comptent dans le choix. Suivez les consignes de votre équipe. Si un symptôme apparaît ou si vous avez un doute, contactez votre médecin. En cas d’urgence, appelez le numéro d’urgence de votre pays.

Dr Mahyar Foumani exerce comme chirurgien plasticien aux Pays-Bas. Son profil public mentionne le numéro BIG 79913128001. Son autre profil professionnel indique les qualifications EBOPRAS Fellow et l’appartenance à la NVPC.

Cette version française est réécrite à partir du contenu original. Une date de révision de l’original ne constitue pas une validation médicale indépendante de cette version.

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